Le regard de Cyril
C’est l’une des techniques que je préfère, et mes spectateurs l’aiment autant que moi, même s’ils l’ignorent sur le moment. Se sentir totalement libre, choisir en conscience, puis découvrir la seconde d’après que ce choix était écrit : il y a là quelque chose de vertigineux, et de très formateur. Cela dit beaucoup de nous. Nous croyons décider bien plus souvent que nous ne décidons vraiment. C’est aussi un défi permanent pour l’artiste, parce qu’un public attentif ne se contente plus d’une liberté de façade : il faut qu’elle soit réelle dans son ressenti, du début à la fin. Les magiciens du monde entier travaillent ce sujet depuis des siècles et le travailleront encore longtemps, tant il est au coeur de notre art.