Cyril Regard

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Cyril Regard

L’histoire de la magie : mystères, pratiques interdites, puis art du spectacle

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La magie possède une riche histoire semée d’embûches. En effet, si l’Homme pratique la magie depuis la Préhistoire, l’idée d’une discipline appartenant à l’art du spectacle n’existe que depuis deux, voire trois siècles. Entre-temps, la magie telle que nous la connaissons fait partie intégrante du monde surnaturel. Tantôt symbole de puissance, de lien avec les dieux, ensuite considéré comme de la sorcellerie. Découvrez l’histoire de la magie, afin de mieux comprendre le quotidien d’un magicien à Paris.

Magicien à Paris : quelle est l'histoire de la magie ?-1

L’histoire de la magie dans l’Antiquité

L’art de la magie, le fait de produire des phénomènes extraordinaires en contradiction avec les lois de la nature remonte à la nuit des temps. Certains outils et autres peintures rupestres semblent attester que, dès 50 000 av. J.-C., des hommes sont considérés comme des magiciens ou sorciers. Toutefois, les rites magiques auraient plutôt été pratiqués dans le cadre de rites religieux ou pour soigner des personnes malades. En effet, il s’avère plus probable que ces magiciens s’apparentent à des guérisseurs, capables de comprendre la nature, utiliser certaines plantes et créer des potions.

Une magie bien présente dans les textes sacrés

Durant des millénaires, la magie fait partie intégrante des croyances. Elle est même considérée comme un don des dieux dans de nombreuses contrées à travers le monde. D’ailleurs, des livres religieux comme la Bible évoquent la magie à de nombreuses reprises dans ses versets. Ainsi, l’Ancien Testament relate le combat entre Moïse et Aaron contre les magiciens du pharaon. Ces derniers auraient changé leur bâton en serpent, en réponse au même miracle accompli par Moïse. Dans le livre de l’Exode, l’Ancien Testament s’avère encore plus explicite et rejette la magie : « Tu ne laisseras pas vivre la sorcière » (Exode, XXII, 18).

La magie, une histoire orientale ?

Le premier « tour de magie » attesté proviendrait de l’Égypte antique. La magie est alors connue sous le nom de « heka », un pouvoir accordé aux hommes par le dieu Rê. Un papyrus découvert en 1824 par Henry Westcar rapporte les faits des « magiciens à la cour du roi Khéops ». Il explique notamment comment le magicien Djedi tranche les têtes d’une oie, d’un pélican et enfin d’un taureau, avant que ces derniers ne retrouvent la pleine possession de leurs moyens.

Le mot magie provient du peuple perse, chez qui il signifiait « science ». Puis, le terme a voyagé jusqu’en Grèce (« mageia ») et dans la Rome antique. Les premiers objets relatifs à la magie sont datés du VIe siècle av. J.-C. Il s’agit de vases grecs truqués, dans lesquels il était possible de verser deux liquides différents à volonté. Enfin, le tour de magie des gobelets et des balles a certainement été réalisé pour la première fois à l’époque romaine, entre 50 et 300 apr. J.-C., par un groupe de magiciens connu sous le nom d’Acetabularii.

Le Moyen-âge, une période sombre dans l’histoire de la magie

Avec le Moyen-âge s’ouvre un chapitre bien plus délicat de l’histoire de la magie. Alors que la magie divertit les gens dans les foires et spectacles durant l’Antiquité, la magie est de plus en plus associée à l’occultisme aux premières heures du Moyen-âge. Considérés comme des sorciers ou des partisans du Malin par l’Église, les magiciens traversent la période dans la plus grande discrétion. Seuls quelques vieux classiques subsistent, perpétrés par des artistes de rue, troubadours et autres jongleurs : tours de passe-passe avec des pièces de monnaie, des gobelets et des balles.

L’Église souhaite garder le contrôle de la magie pour mieux garder le caractère surnaturel des reliques et des miracles. Dès lors, plusieurs types de magie voient le jour :

  • la magie naturelle qui s’appuie sur les plantes, les pierres précieuses, à visée thérapeutique ;
  • la magie christianisée, qui accorde une grande importance à la superstition, aux miracles ;
  • la magie noire, ou magie rituelle et sorcellerie englobe à peu près toutes les autres formes de magies, dont l’illusionnisme.

Cette dernière forme de magie est répudiée par l’Église. À cette époque, tout est rapproché à la religion. Difficile, donc, d’associer l’art de la magie et de l’illusion comme un divertissement, un spectacle. Une véritable « chasse aux sorcières » est organisée vers la fin du Moyen-âge, au début du XVe siècle. L’Inquisition s’intéresse à ces personnes mystérieuses, accusées de pactiser avec les démons. Jusqu’au XVIIe siècle, plus de 60 000 personnes sont condamnées à mort pour sorcellerie rien qu’en Europe.

Histoire de la magie : la Renaissance et l’essor de la science

La Renaissance donne l’occasion à l’Occident de s’appuyer sur la science plus que sur la religion. Anatomie, astronomie, innovations techniques (notamment l’imprimerie) : les découvertes scientifiques bouleversent le monde et font évoluer les pensées. En 1584, le politicien anglais Reginald Scot publie The Discoverie of Witchcraft. Le livre propose de faire la distinction entre les tours d’adresse et la sorcellerie. En clair, le livre contribue à dissiper la croyance selon laquelle magie et sorcellerie sont liées. Pour ce faire, Scot explique de nombreux tours de magie. Plus tard, en 1655, c’est au tour de Thomas Ady de publier un livre, A Candle in the Dark, qui expose l’irrationalité de lier sorcellerie et magie.

À partir du XVIIIe siècle, la magie devient un art du spectacle

Le siècle des Lumières voit le développement de disciplines comme l’alchimie, la chimie, la médecine et surtout les théories philosophiques. En France et dans toute l’Europe, les pensées deviennent plus cartésiennes. Les croyances ancestrales sont délaissées pour laisser place à la science. Tous les phénomènes doivent posséder une explication rationnelle.

En 1172, l’écrivain et philosophe Diderot détaille dans son Encyclopédie les dessous de plusieurs tours de magie. Il les nomme « tours de cartes et de mains » et rapporte les efforts des scientifiques pour les comprendre et les expliquer.

C’est également à cette époque que la magie se sépare définitivement des sciences occultes. La première puise ses ressources dans les progrès scientifiques et devient un spectacle. Elle inclut le close-up — ou magie réalisée de près et l’illusionnisme. Les sciences occultes, quant à elles, intègrent notamment le spiritisme. Cette discipline prétend jeter un pont entre le monde des vivants et celui des esprits.

Magicien à Paris : quelle est l'histoire de la magie ?-2

L’histoire de la magie du XIXe siècle à aujourd’hui

La magie moderne s’installe véritablement dans les mœurs au XIXe siècle. En 1808, le premier magasin de magie ouvre à Paris sous le nom de « Mayette Magie Moderne ». 

XIXe siècle : l’arrivée des grands magiciens

Considéré comme le père de la magie contemporaine, Jean-Eugène Robert-Houdin naît trois ans plus tôt, en 1805. Cet horloger de profession gagna en célébrité grâce à ses illusions d’optique. Par ailleurs, il est le premier magicien à utiliser l’électromagnétisme et l’électricité dans ses tours. Surtout, Houdin parvient à déplacer les foules, à tel point que ses spectacles passent de la rue au cadre prestigieux du théâtre.

Un autre magicien important naît au XIXe siècle : l’américain d’origine hongroise, Ehrich Weisz, alias Harry Houdini, en 1874. Arrivé aux États-Unis à l’âge de 4 ans, il choisit le nom d’Houdini en hommage à Jean-Eugène Robert-Houdin. C’est en 1898 qu’il acquiert une grande notoriété médiatique, lorsqu’il défit la police de Chicago : il affirme pouvoir se libérer d’une cellule de prison en moins de 30 minutes. Il réussit cette prouesse en moins de 3 minutes, grâce à un passe-partout dissimulé dans son œsophage. Son autre grand tour consiste à s’évader d’une malle remplie d’eau, fermée et enchaînée.

Au XXe siècle, de nombreux illusionnistes rencontrent un grand succès. David Copperfield, notamment, est considéré comme l’un plus grand magicien de tous les temps. En plus d’un immense talent, il peaufine sa mise en scène et n’hésite pas à réaliser des tours dans des lieux incroyables. En témoigne la disparition de la statue de la Liberté à New York ou la traversée de la Grande Muraille de Chine. Les nouvelles stars de la magie se nomment aujourd’hui Dynamo ou encore David Blaine.

Les nouvelles formes de magie

Au cours du siècle dernier se sont développées de nouvelles formes de magie, en plus de l’illusionnisme, la prestidigitation et le close-up. On peut citer la magie bizarre, la magie digitale, le mentalisme, qui, même s’il existait déjà avant, connaît son véritable essor à partir des années 1930.

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